Dans le cadre de l’opérationnalisation des nouvelles paieries spécialisées auprès de certains départements ministériels et trésoreries générales, les responsables du ministère des Finances ont suivi du 28 au 29 janvier 2021, une formation sur les systèmes de paiement Sygma et Systac. Ces dernières étant effectives depuis le 1er janvier 2021

L’arrêté  du  ministre des Finances Louis Paul Motaze signé le 11 juin 2020, pourtant création d’une paierie générale et des paieries spécialisées auprès de certains départements ministères et trésoreries générale est effective depuis le 1er janvier 2021. C’est dans le cadre de l’opérationnalisation de ces nouvelles paieries que le personnel des ministères a tenu une formation sur l’implémentation et le début effectif du système de paiement sur le compte unique du trésor qui est le payement via Sygma (système de gros montants automatisés) et Systac (Système de Télécompensation en Afrique Centrale). Les objectifs de la création des paieries spécialisées sont entre autres, l’amélioration des services rendus aux usagers ; la production dans les délais des situations de synthèse et l’amélioration des performances du ministère. Ce nouvel appareil vient décongestionner les paiements des usagers de ces services. « Les paieries spécialisées  sont en quelque sort un démembrement de la paierie générale, et ces paieries spécialisées, on chacune tous les services qu’on avait auparavant  à la paierie générale. C’est-à-dire, nous avons un service de la dépense,  un service   de validation pour les dépenses de personnel, à savoir les pensions, salaire… Ces  paieries vont répondre aux besoins des usagers qui avaient l’habitude d’aller à la trésorerie générale »,  explique Ngolle Marie Evelyne payeur spécialisée au Minfop et Minddevel. En terme  d’opérationnalisation,  les paieries spécialisées devront être appelées à résoudre auprès du ministère un certains nombreux de difficultés. « Le problème que les paieries doit résoudre dans les administrations, est déjà que le payeur soit proche de son ordonnateur. C’est-à-dire, le département ministériel dont il a la charge. Avant nous avions la trésorerie générale qui couvrait tout l’entendu du territoire national. Vous avez désormais des paieries de trois, deux ou un ministère. Nous pouvons dès à présent, prendre corps des problèmes effectifs de chaque ministre et porter ces problèmes au niveau de notre hiérarchie pour que les solutions soient plus aisées.  La difficulté était très souvent des activités qui sont les leurs», poursuit le payeur spécialisé. Désormais, les fonctionnaires  de ces administrations ne devront plus se ruer  à la paierie générale du trésor. Pour les questions liées entre autres, aux  ordres de missions, ou encore aux problèmes des établissements administratifs, ils devront dorénavant s’adresser à leur paierie spécialisée qui est logée des leurs ministères respectifs. Au total, 15 paieries spécialisées ont vu le jour. La plupart d’entre elles sont assignataires des opérations d’au moins deux départements ministériels. Ceci, en dehors des six ministères et administrations qui, depuis avril 2011, sont déjà rattachés à une paierie spécialisée. Il s’agit des ministères de la Défense, des Travaux publics, de l’Education de base, de l’Enseignement secondaire, de l’Agriculture et du développement rural et de la Santé.

Décongestionnement

Des responsables auprès du Minfi explique que la création de certaines paieries spécialisées auprès de certains départements ministériels s’inscrit dans « la dynamique de décongestionnement du circuit de la dépense en général et de la paierie générale du Trésor en particulier. L’objectif final étant de parvenir au ratio d’un payeur pour chaque département ministériel». Des sources proches du dossier indiquent qu’avant la création des six premières paieries spécialisées en 2011, la paierie générale gérait 80% des opérations budgétaires de l’Etat. Désormais, la paierie générale ne concentre plus que 60% des opérations budgétaires de l’Etat. Par le même arrêté,  le Minfi avait aussi décidé de l’éclatement des circonscriptions financières du Centre et de l’Extrême-Nord avec la création des trésoreries générales de Yaoundé 1 et Yaoundé 2, et celles de Maroua 1 et Maroua 2. Chacune de ces trésoreries générales se voit rattacher les postes comptables de plusieurs unités administratives. Au Minfi, on explique que cette mesure s’avérait impérieuse au regard du volume élevé de leurs opérations et postes comptables rattachés, lesquels sont deux voire trois supérieurs à ceux des autres circonscriptions financières.

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