Le gouvernement camerounais s’oppose au comité exécutif provisoire que doit présider le sénateur Albert Mbida

Le 2 février 2021, une session extraordinaire de l’Assemblée générale de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) s’est tenue par Visioconférence. Elle portait entre autres sur l’examen des conséquences de la sentence arbitrale rendue par le TAS le 15 janvier 2021. Les 51 membres participants à ladite session sur les 74 que compte l’Assemblée générale, ont mis sur pied un comité exécutif provisoire présidé par le sénateur Albert Mbida. Le comité exécutif provisoire, est mis sur pied pour une durée de trois mois et a pour principales missions de gérer les affaires courantes de la Fecafoot, de réviser les statuts, le code électoral et d’organiser un processus électoral « juste, équitable et transparent», indique le communiqué final. En réaction, le ministre de l’Administration territoriale (Minat, équivalent du ministère de l’Intérieur), a demandé à tous les gouverneurs de région, d’interdire la réunion projetée par des personnes « sans qualité» relative à Assemblée générale extraordinaire Fecafoot. Selon le gouvernement, la convocation de ladite réunion est « contraire » à la sentence du TAS du 15 janvier 2021, notamment sur le point 255. En rappel, le 15 janvier dernier le TAS a annulé le processus électoral ayant abouti à l’élection de l’exécutif actuel de la Fecafoot. Dans sa sentence arbitrale, le TAS a donné à la FIFA, instance faîtière du football mondial, la responsabilité de mettre sur pied soit un nouveau comité de normalisation soit de maintenir le comité exécutif actuel jusqu’à l’organisation de nouvelles élections. La FIFA avait alors choisi de maintenir en poste l’exécutif actuel de la Fecafoot en promettant d’encadrer «strictement» ce «mandat exceptionnel.» Ce mandat «exceptionnel», est limité aux « tâches» permettant d’assurer la « continuité » des affaires courantes et à celles liées à la finalisation à « brève échéance », du processus d’adoption des statuts et textes réglementaires requis et l’organisation des nouvelles élections, soulignait la FIFA.

 

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