Situation hautement confuse au point où l’hôpital ne peut même plus mettre quelques litres de carburant pour alimenter le groupe électrogène pourtant existant. De l’autre côté, Eneo joue sa carte avec des coupures chaque soir à Mfou. À la morgue de l’hôpital, les corps seront bientôt en décomposition dans des cryogènes non alimentés, à cause des coupures intempestives certes, mais surtout à cause de l’incapacité de l’hôpital, de mettre du carburant dans le groupe électrogène pour bien conserver ces corps à la morgue et mieux s’occuper des malades qui sombrent rapidement dans le noir

L’on a l’impression que l’hôpital de district de Mfou est maudite, ou alors que Dieu a tourné le dos à l’hôpital de district de Mfou qui ne s’est jamais mieux porté qu’à l’époque du Dr. Etoungou Ateba (Paix à son âme), du Dr. Manga Engelbert et Dr. Ndam Mama. Nous étions encore bambins certes, mais l’histoire est là et nous étions déjà vivants dans la ville. Il n’y avait qu’un seul hôpital à Mfou, l’hôpital de district de Mfou, très couru et très sollicité même par des patients venus d’ailleurs. Sa pharmacie tenue par les célèbres Kono Vitus et Pauline Obele Epse Ndoumou. Ses deux pro pharmacies bien tenues par Adèle Martine Epse Mimbiang et Rosalie la petite sœur de feu Minfoumou Vilaria. Le comptable de l’époque s’appellait Ngoa Jean et le célèbre économe s’appelait Mr. Konguep (Paix à son âme). Des grands noms de la médecine conventionnelle y travaillaient sereinement et efficacement, des noms tels que Mme Effemba, Mme Obam Nadège, Mr Ngock, Mr Awono très fort dans le traitement de la tuberculose, Mr et Mme Eyebe l’homme SG de l’hôpital et la femme infirmière très efficace, Mr Ngoa…

 Quelle nostalgie !

C’est vrai que le ministère de la santé publique ne leur a pas du tout été reconnaissant, pourtant aux grands Hommes la patrie devrait être reconnaissante. Nous y reviendrons…

La prolifération des centres de santé témoigne justement de ce que ça ne va pas à l’hôpital de district de Mfou. Après l’épisode de Bita Rose Claire qui a fait couler négativement beaucoup d’encre et de salive, l’Hôpital a encore retrouvé ses lettres de noblesse avec l’ancien directeur Georges Awa Ottou qui s’est battu comme un ver de terre pour faire briller de milles feux cet hôpital de district parmis les multiples cases de santé qui avaient déjà acquis et conquis les populations de la ville et ses environs.

Avec l’arrivée du ministre Manaouda Malachie, la situation s’est empirée. L’actuel ministre de la santé publique va nommer son frère Mohamadou Nguemsé Emmanuel qui, à peine arrivé, n’est même pas capable de mettre du carburant dans le groupe électrogène de l’hôpital.

 Eneo dans sa logique de provocation sociale plonge la ville de Mfou dans le noir chaque soir depuis environ une semaine. L’on a même l’impression que quand Eneo trouve un peuple comme celui de Mfou, tranquille et paisible, ça devient leur terrain d’expérimentation en vue d’enerver les populations et provoquer des soulèvements.

Hier encore, Mfou était dans le noir. D’ailleurs à l’heure où nous écrivons à l’instant, l’électricité n’est pas de retour. L’hôpital avait pourtant des urgences et des interventions chirurgicales hier soir dans la nuit. Même pas une goutte de carburant dans le groupe électrogène. Le frère du ministre Manaouda Malachie n’a pas un seul radis pour mettre meme 5 litres de carburant dans le précieux groupe électrogène acquis dans le cadre du matériel d’équipement de la morgue de l’hôpital de Mfou sous l’ancien directeur Georges Awa Ottou, appelé à d’autres fonctions. Les corps gardés dans les cryogènes de la morgue de l’hôpital vont bientôt céder à la putréfaction. L’odeur pestilentielle qui émane de cet endroit proche des services publics et administratifs du département, indique que si rien n’est fait, toute la ville sera envahie par des odeurs nauséeuses et nauséabondes, avec la décomposition des corps. Puisque le frère du Ministre Manaouda n’a pas d’argent pour mettre le caburant dans le groupe électrogène. On ne sait finalement pas ce que son ministre de frère l’a envoyé faire à Mfou. N’eut été les quelques contributions spontanées et bénévoles hier soir pour mettre un peu de carburant dans les 250 litres que contient le reservoir du groupe de l’hôpital, les urgences et autres interventions chirurgicales d’hier, n’auraient pas eu lieu. Les corps auraient même atteint la putréfaction.

Ce management du népotisme et des sinécures doit cesser dans ce pays, c’est pas pour cela que le décideur central place sa très haute confiance en chacun de nous !

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