Des individus sans foi ni loi, fabriquant et alimentant un circuit de whisky et champagne frelatés ont été arrêtés hier à Yaoundé Au cours d’un contrôle de routine, ce 9 février 2021, aux environs de 2 heures du matin (lieu-dit Camp Sic Nlongkak à Yaoundé), des éléments de la police nationale ont mis la main sur un individu, en possession de deux cartons de faux whisky. Pour besoin d’amples renseignements, ce dernier a conduit les agents de la police au quartier Elig-Edzoa, à quelques encablures de là, plus précisément dans une usine de fabrication de ce produit de mauvaise qualité

Sur instruction du procureur de la République, les policiers ont procédé à une perquisition. Le résultat de cette action a conduit à l’interpellation de deux individus, le tenancier de cette exploitation de produits de contrefaçon et de sa compagne. Par ailleurs, il a été procédé à la saisie d’un important stock de vin et champagne frelatés. L’on a également saisi : un fût d’éthanol, des vignettes CEMAC de plusieurs produits (Guinness, St James, Wilson, Moët, Black Label et autres), des bouchons et capsules de colorants, et même du cannabis.Quant aux suspects, ils sont passés aux aveux complets. Et dans cette opération coup de poing, la police a bénéficié du soutien du voisinage qui confirme et condamne une activité qui crée de l’insécurité dans la zone, et surtout des maladies aux consommateurs. Une enquête a dailleurs été ouverte à cet effet. Rappelons tout de même que ce n’est pas la première fois qu’on assiste à ce genre de mauvais manège. On se souvient que dans un communiqué qu’il avait rendu public, le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, annonçait  que la brigade régionale de contrôle et de répression des fraudes de la délégation régionale du Commerce pour le Littoral, avait démantelé le 10 mars 2014 à Douala, un réseau de fabrication de faux whisky et champagne. La descente musclée effectuée dans cette fabrique clandestine avec le concours des éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI), une unité d’élite de la police camerounaise, avait permis de saisir, avait-on appris à l’époque, un peu plus de 1000 fausses bouteilles de whisky et de champagne. La cargaison saisie comportait aussi «400 timbres destinés à l’estampillage».Le communiqué gouvernemental précisait que les membres de ce réseau de faussaires, «orfèvres en reconditionnement des boissons alcoolisées et en refaçonnèrent des vignettes ont été mis à la disposition de la police» et invitait les consommateurs à beaucoup plus de vigilance. Avec ce qui s’est passé hier dans la capitale politique, on a nettement l’impression que ces réseaux de fabrication de faux spiritueux ne font que s’étendre parfois même avec des complicités les plus insoupçonnées.

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