C’est au petit matin du 19 Février 2021 qu’un incendie s’est déclenché au village Essessana dans l’arrondissement de Mengong ( Sud du Cameroun ). Le bilan fait état de quarante hectares de cacaoyer parti dans les flammes.

L’évaluation des dégâts faite par le sous-préfet de l’arrondissement de Mengong indique qu’une grande partie de la production cacaoyère a été consumée. Les flammes qui ont traversées l’arrondissement de Mengong pour atteindre celui de Ngoulemakong par Milanmizibi créé panique et stupeur chez les populations. Jusqu’ici les flammes n’ont pas été maîtrisées même si les enquêtes se poursuivent pour déterminer l’origine de cet incident. Pour Sa Majesté Jean Médard Mendounga chef de village de Essessana ” nous subissons ce feu qui est entrain de mettre nos champs de cacao en cendre. Là on a plus rien c’est ce qui nous fait vivre “.

Une main tendue vers les pouvoirs publics

Les populations des arrondissements de Mengong et de Ngoulemakong sont dans la détresse. Une véritable désolation pour ces populations dont les revenus proviennent essentiellement de la cacao culture. Du coup sur toutes les lèvres l’intervention urgente des pouvoirs publics est vivement souhaitée pour venir apporter du réconfort à ces populations. Selon Joseph Mfou’ou Samba conseiller municipal de Mengong riverain sinistré ” les dégâts sont énormes. C’est toute notre vie qui s’en est allée. Heureusement les autorités ont effectué les premières descentes le sous-préfet, madame le Maire mais nous espérons l’appui de l’État “.

Comme un effet de mode

Dans la même semaine le quartier New-bell IlI a échappé de justesse au brasier. La végétation des abords des maisons du flanc du mont Ebolowa a été pratiquement réduite en cendre. Grâce à l’intervention prompte des sapeurs pompiers le pire se serait produit. Le quartier Metyipkwale non loin de l’ENSET d’Ebolowa lieu dit base EDC a également été la cible des flammes cette semaine. Ici encore EDC paie le prix fort. D’importants dégâts matériels. Des rouleaux de fils de câbles haute et basse tensions destinés à l’électrification de la région du Sud sont partis en fumée ainsi que des poteaux métalliques et en bois consumés. D’après l’adjudant chef Pierre-Thierry Awana chef de centre des secours des sapeurs pompiers d’Ebolowa ” A New-bell IlI comme à Metyipkwale il fallait protéger les maisons qui sont à côté en faisant des tranchées pour que le feu ait une limitation “.
Avec l’agriculture sur brûlis pratiquée non loin des habitations, la menace plane toujours. La prudence est de mise pour éviter le pire.

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