Que ce soit sur la toile, dans les rues, sur les antennes de radios et télévisions, dans les journaux papiers ou cybernétiques, les ménages, les écoles, bars ou autres espaces publics, les conversations portant sur la politique finissent de plus en plus par des disputes, des discours haineux, des coups et blessures.

 Une situation qui pousse à interpeller les médias sur leur rôle d’éducateurs. Le Cameroun fait face à des crises sécuritaires aux conséquences humanitaires importantes. Les attaques perpétrées par le groupe terroriste Boko-Haram dans la Région de l’Extrême-Nord, la crise dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest, et l’insécurité dans la zone transfrontalière de la Région de l’Est représentent un défi majeur pour les autorités camerounaises. La gestion de ces différentes crises par les pouvoirs publics fait l’objet de nombreuses critiques. De même, l’élection présidentielle d’octobre 2018 et le mouvement de protestations qui s’en est suivi ont suscité des réactions divergentes au sein de la classe politique. Si la campagne et le scrutin électoral se sont déroulés dans un climat relativement apaisé, la phase postélectorale est marquée quant à elle par des discours de haine véhiculés à travers certains médias relevant aussi bien de l’audiovisuel, de la presse écrite que de la presse en ligne. Dans le but de sensibiliser, le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (Cnudhd-Ac) se déploie depuis le 11 juin 2019 via des séminaires en direction des journalistes et métiers connexes. A l’occasion, le Conseil national de la Communication a tenu à s’adresser aux hommes et femmes dé média.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *