Le très brave commandant de brigade de gendarmerie d’Edzendouan, l’Adjudant-chef Bernard Ateba Meyong, a finalement mis main sur deux imposteurs qui semaient la pagaille dans la cité capitale et dans la Mefou et Afamba. L’un d’entre eux était bien armé. C’était le Jeudi 04 Février dernier dans la commune d’Edzendouan.

Des actes courageux et patriotiques comme celui-ci méritent des lettres de félicitations de la hiérarchie à l’endroit du chef de cette unité de gendarmerie. C’est vrai que le Commandant de brigade de gendarmerie d’Edzendouan l’Adjudant chef Bernard Ateba Meyong, a déjà positivement retenu l’attention de sa hiérarchie militaire, qui lui aurait même décerné deux lettres de félicitations qu’il n’a jamais reçu. Pourtant, il avait perçu les primes y afférentes.

Mais où sont passées ces deux lettres de félicitations décernées à l’actuel commandant de brigade de gendarmerie d’Edzendouan ?

Malgré tout, ce brave chef d’unité du prestigieux corps de la gendarmerie nationale va multiplier des actes de bravoure au vu et au su de tous. Le jeudi 04 Février dernier, deux véhicules en convoie seront interpellés à la barrière de contrôle de gendarmerie située à l’entrée de la ville d’Edzendouan. Le premier véhicule de marque Hundaï Santa Fe, aura pour chauffeur un individus bien mis et menaçant sous le nom de Nlamoum Achem Simon, qui se présentera au gendarme comme procureur de la république en service au Tcs. Quant au deuxième véhicule de marque 4Runner de couleur noire, le chauffeur se présentera sous le nom de Nkodo Rémy Parfait Capitaine des armées, mais en civil et détenteur d’une arme à feu bien visible sur sa hanche, un pistolet automatique MAC 50, qu’il utilisait comme preuve de ce qu’il est.

Ces deux imposteurs aux airs menaçants feront savoir au gendarme en question qu’il sont venus libérer un détenu de la cellule à la brigade. On leur rassurera que le commandant de brigade est en poste. C’est à la brigade qu’on leur fera savoir que le commandant est à la chefferie pour une enquête sur le terrain. Ils vont donc intimer l’ordre au gendarme en poste de libérer leur ami détenu en cellule, le gendarme qui va immédiatement se référer à son commandant de brigade, recevra à son tour l’ordre de les identifier et de les maintenir jusqu’à son arrivée dans un instant, la chefferie où se trouvait l’adjudant chef Bernard Ateba Meyong étant non loin de la brigade de gendarmerie.

Impossible de les identifier parce que n’ayant aucune pièce personnelle sur eux, les deux bandits vont prendre la poudre d’escampette. Arrivée juste quelques minutes après, le commandant de brigade va se lancer à leurs trousses avec son vieux véhicule personnel, à défaut d’un pick-up de service dont n’est pas pourvue cette brigade de gendarmerie. En bon gendarme, il va réussir à les rattraper et à les neutraliser, malgré l’arme chargée du pseudo « capitaine des armées ». Il va les ramener au poste et entamer la procédure adéquate.

Avec la force des enquêtes, l’on découvrira que l’arme détenu par le pseudo Capitaine des armées avait été dérobé à un gendarme à Yaoundé, le Maréchal des logies Chef Pantoua Ndoum J.P en service à brigade de gendarmerie de Nkolbisson. Interpellé à son tour, il va jeter l’anathème sur son commandant de brigade qui serait très proche du pseudo Capitaine et qui dans son bureau, le lui avait présenté comme ami, raison pour laquelle il ne s’en méfiait plus jusqu’à ce que son arme soit volée. Son commandant de brigade cité ici va lever le mouchoir blanc et rejeter en bloc les faits qui lui sont reprochés. La procédure qui est sortie de la brigade d’Edzendouan va prendre des tangentes dont nous reparlerons prochainement.

Il faut néanmoins saluer la bravoure de l’Adjudant chef Bernard Ateba Meyong Commandant de brigade de gendarmerie d’Edzendouan qui disons le sans ambages, a considérablement réduit à 90% le grand banditisme et la délinquance à Edzendouan. Il mérite une mention très honorable avec félicitations de sa hiérarchie et publications.

Mais il mérite également de travailler dans des conditions meilleures, des conditions décentes, car la brigade de gendarmerie d’Edzendouan éprouve beaucoup de difficultés.

Il n’y a pas d’effectif dans cette unité de gendarmerie, le commandant travaille avec deux autres gendarmes seulement.  03 gendarmes dans toute une unité de gendarmerie, ça ne fait pas sérieux. Aucune voiture de service, même pas une moto de service allouée à cette unité pour les multiples déplacements dans ce vaste village. Il faut un pick-up de service qui permettra à la brigade, de mieux se déployer dans cette vaste brousse où vivent tous ces 03 gendarmes qui n’ont presque plus de vie. La brigade n’est pas équipée en matériel informatique et de secrétariat, ll leur faut même un seul ordinateur avec imprimante qui leur permettra d’opérer des saisies et impressions des auditions et autres procès-verbaux, car ils sont obligés d’aller à Obala tous les jours pour faire des saisies avec tout ce que cela comporte comme risques et indiscrétion. Pour la lumière, le commandant lui-même s’est battu pour équiper la brigade avec des installations électriques beaucoup plus fiables.

Réitérons qu’il lui faut du personnel, car une brigade qui a des armes de guerre à garder ne serait jouir d’un effectif de 03 gendarmes seulement et qui doivent monter et descendre chaque jour, pour remplir leurs missions quotidiennes, laissant parfois la brigade avec un seul élément qui ne saurait efficacement se défendre tout seul, si la brigade était attaquée.

Réitérons également qu’il faut doter cette brigade d’une voiture de service, un pick-up de commandement et quelques moto qui faciliteront les interventions et autres déferrements. La brigade d’Edzendouan étant rattachée au parquet de Mfou. Elle est donc située à près de 100 km de Mfou. Il faut pouvoir partir constamment de cette vaste brousse pour rallier Mfou avec ses suspects qu’il faut soumettre au procureur.

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