André Rémi Akono Alinga a présenté au préfet ces allogènes qui par malice, usent et abusent de l’hospitalité de la commune, pour arracher toutes des terres aux autochtones. D’autres revendications légitimes ont été présentées au numéro 1 du département de la Mefou et Afamba qui a également reçu le « cris de coeur d’Awae ». C’était hier à la place des fêtes d’Awae.

Il n’y avait pas meilleure façon de présenter au préfet le grand malaise. En effet, le Maire de la commune d’Awae a répercuté les cris d’orfraies des populations de sa ville.

Le Maire dénonce l’occupation abusive des terres au détriment des populations locales autochtones, par ces compatriotes allogènes malicieuses.
Que deviendront les jeunes enfants en bas âge et à naître, si leur seul patrimoine familial est ainsi malicieusement envahi et occupé ?

Il s’agit là d’une situation qui risque créer des troubles sociaux au sein des familles, comme entre les populations autochtones et les acquéreurs, tant pour les superficies exorbitantes et non autorisées par la loi qu’ils prennent, que pour l’arrogance et la violation des interdits locaux, la profanation des tombes et le non-respect des autorités traditionnelles locales.
Le débat sur la valeur juridique de la fameuse attestation de session des droits coutumiers est remis sur la table. Car, fort de ce fallacieux document, certains se surprennent à posséder des dizaines, voire des centaines d’hectares de terrain au détriment des élites et des générations futures du terroir. Un terme doit être mis à ces occupations anarchiques de ces terres, qui ne font l’objet ni d’une session, encore moins d’une d’une immatriculation directe par ceux qui en ont le droit.

Sur le plan social: Les besoins en personnel enseignant et dans les formations sanitaires, restent encore élevés. Dans l’enseignement primaire et maternel, 5200 élèves toute école confondue, sont encadrés par 252 enseignants seulement. Dans l’enseignement secondaire, 2000 élèves tout établissement confondus sont encadrés par 200 enseignant seulement.

Au plan sanitaire: La commune d’Awae compte un hôpital de district avec une morgue en chantier abandonné depuis plus de dix ans.

Il faut dire que la ville carrefour d’Awae est cosmopolite et hospitalière. Mais c’est malheureusement la commune et la communauté d’Awae qui, pour traduire dans les faits le vivre ensemble prôné par le Chef de l’État, sont plutôt spoliées de leur source de revenus essentielle qu’est la terre, sans impôt ni redevance versés en contrepartie. La commune d’Awae ne perçoit aucune taxe superficiaire, encore moins agricole des vastes étendus de champs d’ananas cultivés sous le regard impuissant des populations.
Plus grave, les revendications légitimes de ces populations autochtones leur ouvrent les portes des cellules de police et de gendarmerie, qui pis est, celles des prisons face à ceux-là même qui violent ostensiblement la réglementation en matière foncière.

Les populations ignorent le sort réservé à leurs indemnisations, pour celles déguerpies et qui dorment à la belle étoile sur le tracé de la route Awae – Esse – Soa, dont les travaux avec le point zéro sont en cours. Personne n’a malheureusement aucune idée, ni du cahier de charge, ni de ce qui est prévu pour la ville d’Awae, comme c’est souvent le cas dans de tels projets.

D’autres doléances ont été présentées au préfet. L’achèvement des travaux de construction de la Sous-préfecture d’Awae. La construction de la résidence du Sous-préfet. La construction d’un hôtel de police. La construction et l’équipement d’un centre d’encadrement des personnes vulnérables. L’achèvement des travaux de construction et d’équipement de la morgue de l’hôpital de district d’Awae. La réhabilitation du château d’eau potable d’Awae. La construction d’un parc à gros porteurs. L’achèvement du projet phare à savoir: Les travaux de construction de l’hôtel de ville futuriste d’Awae pour ne citer que ceux-là.

Pour finir, le Maire André Rémi Akono Alinga a présenté au préfet le cris de cœur des fils et filles d’Awae, qui d’une part, sollicitent le pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État pour les élever dans les cercles des hautes décisions de ce pays. D’autre part, l’administration doit être proche des administrés.

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