Presque  à  l’article  de  la  mort,  l’ancien  Directeur  général  de  la  Cameroon  Radio  and Television (Crtv) souffre le martyre sous le regard dédaigneux de ses semblables et de l’indifférence générale.

Dans toute organisation sociale, l’homme est au centre des préoccupations d’autant plus que, comme le disait fort opportunément le poète : «  Tout homme porte en soi, la forme entière de l’humaine condition » et Emmanuel Kant, le philosophe de Königsberg renchérissait en disant : «  Agis toujours de telle sorte que tu considères l’humanité dans ta personne, comme celle d’autrui, toujours comme une fin, jamais comme un moyen ». Et « agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action soit érigée en règle universelle ». Avec la montée de l’antéchrist  avec  l’exaltation  des  comportements  diaboliques  reléguant  l’être  humain (l’émanation du bon Dieu) aux oubliettes. Le cas pathétique du professeur Gervais Mendo Zé, ancien Directeur général de la Crtv (office de television nationale), embastillé mieux privé de liberté pour relations incestueuses avec les fonds publics. En effet,   alors que l’auteur de « Mbembe Essae » est très malade, presque mourant, du sommet de l’Etat à la base, on n’en a cure, faisant tabula rasa de tous les services, largesses et tutti quanti que ce désormais valetudinaire    a  eu  à rendre  et ce,  sans considérations  religieuses,  clanique. Comment comprendre que l’on puisse « libérer » les Yves Michel Fotso, Inoni Ephraïm au prétexte de l’évacuation sanitaire et l’on laisse Mendo Zé périr sous nos yeux.

Quelle méchanceté, pourrait-on s’écrier ! Qu’a-t-il fait pour mériter un tel sort, une telle fin lorsqu’il est de notoriété que Mendo Zé a fait un don de sa personne et sacrifier pour sauver les  autres ?  généreux  pas  comme  ..  et  humanisme  à  tire-larigot,  il  a  posé  des  actes homériques  et  indélébiles  pour  ceux  qui  ont  des  mémoires  d’éléphant.  Mais  comme  la mémoire collective est essentielle oublieuse, le géniteur d’ »Assimba » est enfoui dans les tiroirs de l’oubli et donné en pâtures aux humains, un peu comme la charogne. Comment en est-on arrivé à un tel rejet de nos altérités ? Notre société, au train où vont les choses, mérite un plan marshall humain.

Quelle ingratitude ! Quelle méchanceté ! Quelle rancune ! Quelle haine ! Comme les autres créatures de Dieu en proie à des difficultés, le prof Mendo Zé ne mérite pas un traitement aussi deshumanisant à moins que nous soyons dans une société constituée des vrais et des

sous- hommes passant, par pertes et profits cet apophtegme d’une actualité brulante : «  le monde est un immense livre écrit de la main de Dieu où tout homme est un mot plein de sens ». Comprenne qui pourra !

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