Selon un communiqué publié dans l’édition de Cameroon tribune du 24 mars, le liquidateur donne 60 jours aux épargnants de la Compagnie équatoriale pour l’épargne et le crédit d’investissement (Comeci SA) pour produire les justificatifs de leurs dépôts.

« À partir de la décision d’ouverture du redressement judiciaire ou de la liquidation des biens et jusqu’à l’expiration d’un délai de 60 jours, suivant la deuxième insertion dans un journal d’annonces légales de l’État-partie concerné (…), tous les créanciers composant la masse, à l’exception des créanciers d’aliments, doivent, sous peine de forclusion, produire leurs créances auprès du syndic », peut-on lire dans le document. Ce délai est de 90 jours pour les créanciers domiciliés hors du territoire national. « La même obligation est faite au créancier qui a introduit, avant la décision, une procédure en condamnation en vertu d’un titre ou, à défaut de titre, pour faire reconnaître son droit. La production interrompt la prescription extinctive de la créance », poursuit le communiqué qui précise que les créances produites auprès du liquidateur dans les villes de Garoua et Maroua dans la période du 4 février 2021 restent acquises. Le communiqué du liquidateur bancaire Towoua, désigné syndic aux côtés de Marthe Sévérine Bella Mendo, juge au TGI du Wouri (juge-commissaire), intervient au moment où les créanciers, qui attendent de rentrer en possession de leur épargne, sont plutôt harcelés par des hors-la-loi, apprend-on du sieur Towoua, liquidateur de cet établissement de microfinance de deuxième catégorie. En se faisant passer pour le liquidateur de Comeci SA, des individus extorquent des sommes d’argent aux créanciers de la microfinance en leur miroitant le recouvrement de leurs avoirs. « La seule source légale et légitime c’est nous », explique le liquidateur. La descente aux enfers de Comeci SA commence en août 2016, lorsque les clients prennent d’assaut les agences de Douala et de Bafoussam, à la suite d’une rumeur faisant état de difficultés rencontrées par la microfinance. D’importantes sommes d’argent sont alors retirées des comptes, aggravant son cas. Après les tentatives du top management de la redresser, dont l’opération de recouvrement forcé lancée auprès des débiteurs de « mauvaise foi » soldée par un échec, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) décide le 16 janvier 2018 de mettre celle-ci sous administration provisoire. Au regard, apprend-on, « de la situation financière et prudentielle critique de la Comeci et compte de tenu de l’incapacité de ses dirigeants sociaux à restaurer la solvabilité de cet établissement », celle-ci va aussi connaître un échec. Et finalement, le 27 avril 2019, le Tribunal de grande instance (TGI) du Wouri la déclare en cessation de paiement, procédant à la désignation d’un liquidateur et d’un juge-commissaire. La même année, l’EMF publie un compte-rendu de son assemblée générale renseignant qu’il a perdu 8,2 milliards de FCFA en 2017.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *