Duplicité et appétit financier de l’élite du coin, pauvreté et égoïsmes de quelques villageois, roublardise et manipulation des Chinois, patriotisme, respect des accords diplomatiques et protection des étrangers au Cameroun de la part de l’administration. Le bas peuple est finalement offert en holocauste. Voilà le film qui se joue actuellement à la carrière de Nlobisson. Conséquence, le cahier de charges est sous-évalué parce que certains caciques auraient perçu en amont auprès des Chinois, des espèces sonnantes et trébuchantes. Plus besoin de se battre pour l’intérêt général, toute chose qui arrange les Chinois mais embarrasse l’administration qui doit gérer les crises au quotidien.

Lorsqu’on observe le cahier de charges qui a été rédigé pratiquement en catimini le 04 Janvier dernier et dont les populations n’ont jamais pris connaissance du contenu, l’on comprend pourquoi dans un panier à crabes, certains crabes marchent sur les autres pour sortir du panier et s’en sortir.   En effet, la carrière de Nlobisson puisqu’il s’agit d’elle d’abord, est devenue une mamelle nourricière où des quidams s’abreuvent tout seuls, au détriment des autres.

Il y a un jeu qui se produirait de ce côté-là, certains caciques dont les noms vous seront donnés ultérieurement, seraient allés décharger d’énormes sommes d’argent auprès des Chinois pour leurs seuls intérêts égoïstes et égocentriques, sans se soucier des populations riveraines.  Ces gens auraient donc tout intérêt à sous-évaluer le cahier de charge, au risque de voir les chinois les mettre à découvert. Entre-temps, ces mêmes chinois se plaisent à gérer individuellement les quelques villageois qui réussissent à se présenter à eux comme riverains impactés. Apparemment, ça réduit leurs dépenses et ça soulage l’hémorragie financière. D’autres familles, plus rusées se présenteraient aux Chinois, déchargeant de l’argent au nom des autres sans redistribuer vraiment, créant ainsi une opacité communicationnelle et/ou désintéressant uniquement ceux qui auraient réussi à être mis au courant. Les autres ayants droits informés plutard, ils recevront auprès des Chinois, une fin de non-recevoir car, ce dossier serait déjà soldé. D’autres encore, passe leur temps à percevoir constamment et individuellement, de misérables sommes auprès des Chinois lors des évènements heureux ou malheureux et dès que cet argent finit, ils repartent frapper à la porte des Chinois qui exaspérés, garderont leurs portes fermées. Ils reviendront donc manipuler les populations en agitant l’épée d’un malaise, d’un mécontentement des populations et d’une fronde sociale en gestation. Lorsqu’il faut donc s’asseoir pour dresser un cahier de charges en bonne et due forme, chacun a peur de préserver rigoureusement les intérêts des populations riveraines, car les Chinois pourraient s’indigner et mettre chacun à découvert.

Le protocole de cahier de charges rédigé le 04 Janvier dernier entre les populations des villages Ndanko, Ossol et Nlobisson d’une part, et la société Chinoise Zhong Guo Wu Huang Kouang Ye Sarl d’autre part, ne reflète vraiment pas un document fait pour l’intérêt de ces populations. Il ressemble beaucoup plus à une pitrerie élaborée par simple formalité pour embrouiller les plus naïfs. Il contient des doléances qu’un être humain normal ne saurait demander pour vraiment satisfaire ses populations en toute objectivité.

Au niveau de l’emploi, ils ont demandé aux chinois le recrutement de dix jeunes, soit deux par famille impactée au sein de la société, mais en fonction des besoins de l’entreprise et de la qualification des personnes proposées.

COMMENTAIRE: Donc, si aucun jeune du village n’est qualifié, pas de recrutement dans ces villages ? Si la société n’a pas de besoin en personnel, pas de recrutement dans ces villages ?

Au niveau de la compensation financière, ils ont demandé aux Chinois une somme d’un million FCFA par trimestre pour toutes les familles impactées, soit un montant de 4 millions FCFA, par an.

Ils ont aussi demandé l’octroi d’un agrément aux familles directement impactées à la condition préférentielle d’un cautionnement fixé à 3 millions FCFA.

COMMENTAIRE: Comment répartir un million FCFA à cinq familles par trimestre ? Chaque famille aura combien après trois mois ? Qui va supporter le cautionnement de 3 millions en faveur des pauvres populations, pour l’obtention de l’agrément ?

Sur le volet social, ils ont demandé aux Chinois, de favoriser la formation des autochtones recrutés aux métiers de la carrière, d’exhumer des corps se trouvant dans le site d’exploitation suivant les modalités arrêtées avec les familles concernées, arroser effectivement et régulièrement la route pour éliminer la poussière, assister des familles lors des évènements heureux et malheureux pendant la durée d’exploitation,  assister l’ensemble des populations en période des fêtes de fin d’année à hauteur de 2 millions FCFA,  réparer tout dommage matériel occasionné par l’exploitation, recaser des familles se trouvant dans le site des tirs, construire  un bâtiment de deux salles de classe à l’école publique d’Akok au plutard le 31 décembre 2023, construire un dispensaire de 50m2 de surface utile au plutard le 31 Decembre 2022, construire 03 forages donc 02 déjà réalisés et le dernier au plutard en Juin 2022, rétablir le réseau électrique, reprofiler le tronçon de la route PK 17 – Carrefour Beguele, reprofiler le tronçon de route Petite Chapelle – Nlobisson – Carrefour Afap Akoung, qui fera l’objet d’une négociation avec la Commune de Mfou en fonction de l’état de la route.

COMMENTAIRE: Comprend peut-on demander aux Chinois qui exploiteront la carrière pendant au moins 25 ans, la construction d’un dispensaire de 50m2 de surface et non équipé ?

Comment peut-on demander aux Chinois de l’argent de poche à hauteur de 2 millions FCFA pour les fêtes chaque fin d’années, alors qu’il y a plus urgent et plus important ?

Comment peut-on demander de l’argent aux Chinois à Chaque deuil, chaque mariage, chaque incident, chaque anniversaire et chaque soirée de gala au village… pendant au moins 25 ans d’exploitation, alors qu’il y a plus urgent et plus important à prioriser pour le bien de tous ?

 De qui se moque-t-on à la fin ?

Selon le même cahier de charge, en contrepartie, les populations concernées prennent l’engagement ferme de garantir une exploitation paisible. Tout litige survenant dans l’application de ce protocole fera préalablement l’objet d’une tentative de conciliation sous l’égide du Maire de la Commune de Mfou, dont rappelons le, il s’agit du village.

Un questionnement lancinant taraude notre esprit :

– Pouruoi ce cahier de charges n’a-t-il jusqu’ici, jamais été présenté aux populations qui nous avouent l’ignorer ?

– Pourquoi ce cahier de charges n’est-il donc pas respecté par les deux parties ?

– Si ce cahier de charges existait ou alors était respecté, pourquoi le Collectif des chefs de villages du groupement Ndi Bene, avait-il manifesté un mécontentement, savamment recadré et neutralisé par Mme le Sous-préfet de Mfou ?

Rappelons que depuis que nous sommes sur cette enquête, le Maire de la commune de Mfou refuse de recevoir les fins limiers de l’investigation journalistique. Nous l’appelons et il nous tourne en bourrique en nous faisant croire qu’il va nous rappeler, une parole qu’il n’a jamais respecté jusqu’ici, comme pour gagner peut-être en temps. Entre-temps, nous avons la pression des populations aux abois qui saisissent la presse sans cesse, pour une assistance médiatique afin que l’information soit portée plus haut, plus loin et plus fort.

Que chacun respecte le travail de l’autre et au besoin, lui facile la tâche !

Affaire à suivre….

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