Le cercueil est scellé empêchant ainsi aux amis et connaissances de voir la dépouille du patriarche pour la dernière fois, aucun arrêt n’a été observé ni à la cathédrale catholique d’Esse où il a été le plus grand financier pour la construction, ni dans sa résidence au centre-ville d’Esse. La veillée sans corps s’est plutôt tenue à Etoudi dans la belle-famille, alors que le patriarche lui-même s’est bâti une somptueuse résidence au quartier Nkol-Eton à Yaoundé où il vivait d’ailleurs. La veuve n’est pas assise en permanence à côté de la dépouille de son défunt mari, conformément à la tradition africaine. La veuve et les orphelins accusés « d’imbéciliser » les populations au village… Exacerbés les jeunes ont volé la motor-pompe centrale du château d’eau qui ravitaille toute la concession en eau à travers une grande citerne. Panne sèche dans le site du deuil et paralysie générale !

« Qui a volé la motor-pompe du château d’eau de papa Valère ?» ; « Maintenant qu’il n’y a plus de l’eau dans la citerne, on va faire comment ? »; « Les gens de ce village sont terribles, comment quelqu’un peut voler toute une motor-pompe qui ravitaille en eau tout le site du deuil ? ». Voilà ce qui se dégageait çà et là hier soir à la veillée avec corps au village. Et quelqu’un de répondre plus loin : « Vous demandez à qui ? Vous traitez d’abord les gens comment ? »; quelqu’un d’autre de renchérir: « Ça vous a même raté, les enfants là devaient même voler avec la citerne une fois, comme ça vous alliez lire l’heure… ».

C’est que, les populations sont exacerbées par le mauvais traitement qui leur est réservé au village, c’est toute la famille qui gronde et qui menace jusqu’aux personnes adultes. La veuve est reconnue comme une femme mal élevée et archi condescendante, les enfants qui ne connaissent même pas leur village sont en veste – cravate, alors qu’il y a des travaux à faire ; qui pis est, ils donnent des ordres aux moutons de panurge qui sont ici des villageois qui se sont mis volontairement et sacerdotalement à la disposition du comité d’organisation, en mémoire du Patriarche Valère Abanda Metogo dont on souhaite de reposer en paix. L’orpheline qui ne vit même pas au Cameroun a passé toute la soirée dit-on, à engueuler les ouvriers employés pour construire un caveau digne de ce nom, sa mère et elle donnaient du fil à retordre aux maçons en toute insolence. Les orphelins n’hésitaient pas à chasser les populations qui ne voulaient pas jouer les forçats, l’on pouvait entendre des expressions du genre : « Traversez la route et allez chez vous ! »; « Hey jeunes gens, rendez-vous utiles hein ! », tout ceci les mains dans les poches et le cuire bien ciré.

Il y a plus grave, le cercueil est scellé par la veuve qui est très belliqueuse et refuse d’offrir aux amis et connaissances l’occasion de voir la dépouille pour la dernière fois et de dire À Dieu à Papa Valère. La veuve monte et descend, au lieu de s’asseoir comme le recommande la tradition Africaine, auprès du cercueil de son défunt mari.

Autre chose, aucun escale n’a été observé à la cathédrale catholique d’Esse pratiquement financée par Valère Abanda Metogo tel que reconnu à l’époque par Monseigneur Jean Mbarga qui y disait sa toute première messe de consécration d’un édifice religieux en qualité d’Archevêque métropolitain de Yaoundé, à peine nommé. Aussi, aucun escale n’a été observé à Esse-ville où Papa Valère s’est bâti une bonne résidence également. C’est une marque de considération au rabais, d’un si grand homme que le peuple Mvele vient de perdre.

Il est également reproché à la veuve, d’avoir tenue la veillée sans corps à Etoudi dans sa famille, alors que le couple s’était bâti une somptueuse résidence au quartier Nkol-Eton dans la cité capitale. Sur le plan organisationnel alors, c’est grave. Ça va dans tous les sens, des ordres, des contre-ordres, des marches à reculons et autres défilés de modes, à n’en point finir. Toute la soirée de la veillée avec corps, les populations du village disent n’avoir rien mangé et rien bu. Cela n’est pas juste et bon, pour une si grande famille assez nantie et dont le défunt était assez généreux.

Les vœux des populations sont que le curé d’Étourdi qui va célébrer la messe d’enterrement à Esse, impose au comité d’organisation, l’ouverture du cercueil afin que dans le strict respect des mesures barrières, les amis et connaissances puissent voir pour la toute dernière fois, le Patriarche Valère Abanda Metogo qui entame ce jour, son dernier voyage.

Affaire à suivre…

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