Conviées dans le cadre d’une tournée traditionnelle de prise de contact et économique, les populations de MEYOMESSALA ont décliné l’invitation du chef de terPourquoi le cercueil est resté scellé tout le long des obsèques ? De quoi est réellement mort le Patriarche ? Pourquoi la veuve était-elle agitée et sur tous les fronts ? Pourquoi le micro a-t-il subitement été retiré à Sire Alphonse Ateba Ndoumou, Chef traditionnel et « Master of ceremony » ? Pourquoi l’Honorable Roger Melingui, élite majeure Mvele et élite supérieure d’Esse, était absent à ces obsèques ? Pourquoi la veillée sans corps s’est tenue à Etoudi dans la belle-famille du défunt ? Qui a volé la motor-pompe de la concession du village, lieu des obsèques ? Pourquoi cette motor-pompe a-t-elle été volée ? Où est passé l’argent des tamtamiers ? Pourquoi aucune élite Mvele n’a pris la parole aux obsèques ? Pourquoi la veuve a-t-elle assisté à « l’Essoc » au lieu de rester assise tout près du cercueil de son défunt mari ? Esquisse de réponse.re.

Les obsèques du Patriarche Valère Abanda Metogo se sont tenus dans un contexte particulier d’agitation politique liée à une forte activité politique marquée par le processus de révision des sommiers politiques du Rdpc qui annonceraient selon certaines langues, le renouvellement des organes de base du Rdpc et plutard, les élections locales. Ces obsèques qui se sont finalement tenus et très bien tenus, se sont également tenus dans un contexte de remaniement ministériel en attente. L’on comprend donc pourquoi l’agitation était au rendez-vous, avec des coups à n’en point finir, en dessus de la ceinture. Chacun veut être visible car des occasions pareilles sont des moments idoines pour une bonne récupération politique. Certains refusent la visibilité à d’autres au nom de leur seule « One man show ». Ca jacasse, ça insulte, ça chauffe, ça brûle, ça gaz… pourtant du vivant du Patriarche Valère Abanda Metogo, on ne l’aimait pas sincèrement, lui qui ne savait faire du mal même à une mouche.

C’est que, le Patriarche Abanda Metogo, sentant sa mort venir et du haut de son âge avancé, a laissé des consignes strictes qu’il fallait respecter à tout prix et à tous les prix. Ceci pourrait donc justifier l’agitation sans cesse de la veuve qui était sur tous les fronts du début à la fin, jusqu’à « l’Essoc ». Quoique mal élevée, condescendante et sauvageo-barbare comme une bonne villageoise Etoudi en plein cœur de la cité capitale, disons quand même que la veuve a très bien joué et a veillé de bout en bout sur le respect des consignes de son défunt mari. Son comportement débordant et parfois décrié relève tout juste de son charisme et de la forte pression liée aux soucis de voir les consignes de son défunt mari, respectées. Il fallait qu’elle soit à la hauteur, elle a été à la hauteur, elle mérite honneur et considération malgré tout. Félicitations à la veuve !

Pour ce qui est du cercueil qui est resté scellé jusqu’à l’enterrement, eh bien, c’était encore là, une consigne du défunt que la famille a juste respecté. Le Patriarche n’a pas voulu que des gens, même ceux qui le voulaient morts, viennent faire de la fantasmagorie devant sa dépouille, qui mérite honneur, dignité et respect. L’une des raisons pour laquelle le micro a été retiré à Sire Alphonse Ateba Ndoumou qui présentait la cérémonie est, selon des sources familiales, que non seulement il s’exprimait longuement ce qui créait dit-on, une perte de temps inutile alors que le Patriarche Valère Abanda Metogo avait instruit qu’on l’enterre avant avant midi ; mais aussi, notre cher impresario aurait encensé et commenté sans retenu, cette musique « Essani » (musique traditionnelle funèbre) qui avait été jouée par le même musicien pendant leurs combats politiques antérieurs et du vivant de Papa Valère. Que le même artiste vienne à jouer la même musique traditionnelle, aurait purement été interprétée comme de la pure sorcellerie en plein deuil. Que le présentateur en fasse un long commentaire, aurait été interprété comme une complicité de sorcellerie en plein deuil. Du coup, la veuve serait sortie de ses gongs et aurait fait retirer le micro au « Master of ceremony », pour le remettre à quelqu’un d’autre, plus introduit dans les secrets de la famille. Aucun Mvele n’a pris la parole car c’était encore une consigne du défunt. L’on pourrait croire que les Mvele n’ont pas été « vrais » envers le Patriarche Valère Abanda Metogo, qui pourtant s’est beaucoup battu pour les Mvele et leur a beaucoup donné dit-on.

L’absence, quoique très mal interprétée, de l’honorable Roger Melingui est bien justifiée. Il est souffrant et se lève à peine. Selon ses proches, il était de tout cœur avec la famille de son défunt père, à qui il a souhaité un repos éternel auprès de notre père qui est aux cieux.

 Durant les obsèques, une enveloppe de 50 milles FCFA aurait été dégagée en faveur des « Tamtamiers », qui n’auraient reçu qu’un peu plus de la moitié. Toute chose qui a failli dégénérer, mais la situation a été réglée, le prévaricateur a été mis à découvert. Ceci pourrait également expliquer pourquoi la veuve était sur tous les fronts, pour éviter tous ces détournements de fonds. Des jeunes enfants du village auraient expressément volé la motor-pompe dit-on, pour se faire entendre, car ils se plaignent selon eux, de n’avoir pas reçu leur dû, après un travail de dure labeur.

Il faut dire que la veillée sans corps s’est tenue à Etoudi, dans l’une des résidences du défunt. D’ailleurs, c’est là que réside l’un de ses fils. Ceci vient répondre à ceux qui accusaient injustement la veuve d’avoir ramené la veillée sans corps à  Etoudi, dans son village natal.

Il faut également réitérer que le Patriarche Valère Abanda Metogo a succombé à une infection pulmonaire.

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