Il leur est reproché de créer une fronde sociale. De leur côté, ces employés exigent le paiement de certaines primes sur lesquelles le Directeur se serait assis, ils exigent également le respect des conventions collectives. Le ministre du travail se rendra à  Batchenga demain Vendredi, mais il risque de se heurter au radicalisme des grévistes qui exigent au préalable la libération de leurs collègues incarcérés, avant tout dialogue social.

La situation est hautement confuse depuis vendredi dernier entre le personnel du Barrage de Natchigal et le top management de cette entreprise. Une fronde sociale est créée par ces employés excédés par le non-paiement de certaines primes qui leur sont dues, primes que le Directeur dit-on, refuse de payer. Le non-respect des conventions collectives serait également à l’origine des cris d’orfraies. Excédés les employés sont passés à la vitesse supérieure et ont décidé de se faire entendre à leur manière.

À titre de riposte, des interpellations fusent de partout au point où même les femmes sont détenues en cellule, une mesure dissuasive dit-on, pour noyer la grève dans l’oeuf. Plus de 40 personnes sont détenues dans les cellules de Nanga Eboko. Selon nos sources, ces gens sont convoqués à la compagnie de gendarmerie de la haute Sanaga depuis Vendredi dernier entre 15h30 et 17h.

Le Ministre du travail et de la sécurité sociale sera, selon d’autres sources, à Batchenga demain Vendredi. Sauf que les employés sont fermes et décisifs, ils exigent au préalable la libération de ceux qui sont incarcérés, avant toute discussion.

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