Prévue pour ne contenir que 600 places, le milieu carcéral de la ville de Douala au Cameroun en compte à ce jour, plus de 7000 prisonniers, exposant les détenus à la mort par le covid19.

Malgré que le pénitencier eût brûlé sans être totalement réparé, la prison centrale de New-Bell du quartier éponyme vient de livrer ce 26 avril, un grand secret :  » le Procureur Général près la Cour d’appel du Littoral a ordonné une descente sur les lieux pour voir clair par rapport à la propagation de la mortelle pandémie de la covid19 ; on dénombre selon le parquet, quelques 2500 détenus ». Au même moment, les autorités carcérales évaluent au regard de leurs registres, une population de plus de 7300 personnes ». Un écart suffisamment important, pour tirer la sonnette d’alarme et mettre la pression sur les différents acteurs de ce milieu. Si de nombreuses enquêtes montrent que peu de personnes adhérentes au discours du gouvernement sur le respect des mesures barrières, ça ne sera sûrement pas à la prison centrale de Douala que ce discours sera respecté. De sources internes à ce milieu insalubre où le maître mot est la promiscuité, de nombreux détenus commencent à mourir d’étouffement…et pire du covid19. Nombreux sont par ailleurs ceux d’entre eux qui souhaitent être transférés en d’autres lieux. A l’observation, le mal est dans les lenteurs judiciaires et la facilité qu’ont les magistrats à envoyer aussi facilement les justiciables en ce pénitencier. Si rien n’est fait au plus vite, le covid19 y constater va très vite se propager dans toute la ville et par conséquent, à l’ensemble du Cameroun.

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