Encore appelé « bois blanc », l’activité malsaine prend de l’ampleur à cause de l’impunité observée, même les autorités et les forces de l’ordre sont trempées dans cette ruée vers l’argent facile.

Depuis Ambam, Kye Ossi, en passant par d’autres localités du département, la ruée vers le trafic des ossements humains et autres organes est perceptible. Plusieurs jeunes camerounais sans distinction de tribus en  ont fait de cette sale activité un gagne-pain à la mesure du possible. Tout comme l’exploitation des essences forestières dans la région du Sud et de l’Est les chantiers de trafic d’organes humains meublent les conversations dans les chaumières avec l’illustration faite à certains qui deviennent subitement riches au prix de l’immoralité.  Alors que la profanation des tombes et le trafic d’organes humains restent un délit puni par la loi. La curiosité dans cette randonnée satanique porte que les autorités compétentes brillent par une indifférence suspecte, on dirait qu’elles encouragent les jeunes qui leur versent les dessous de table au niveau des contrôles de police et de gendarmerie. De l’avis de certains témoins locaux les auteurs ainsi que les grands responsables de ce business se retrouvent au Gabon, Guinée Equatoriale, dans les grandes villes du Cameroun en l’occurrence Yaoundé – Douala – Bafoussam.

MODE OPERATOIRES

Activité essentiellement nocturne et dotée d’un potentiel mystique à n’en point douter les chantiers de trafic d’organes humains sont difficiles à déceler dans la mesure où tous les ossements en question ne proviennent pas toujours des restes de tombes. Plusieurs meurtres et assassinats perpétrés facilitent l’accès aux organes,  les corps étant en putréfaction avancée. Quant-il s’agit des tombes, cela se passe dans la nuit tardive loin des regards gênants. Après stockage des produits, le chef chantier alerte le responsable et celui-ci prend vite les dispositions adéquates pour évacuer le produits en toute sécurité, le paiement se  passe en toute discrétion et parfois en nature. Les creuseurs ou les tueurs demandent le plus souvent qu’on leur apporte, les motos de valeurs, les groupes électrogènes, les tronçonneuses ou les écrans plasma 62 pousses… etc. le phénomène gagne en réputation provoquant la mort de l’agriculture et le cacao principales activités de cette partie du Cameroun. Que faire donc ?

Ariel DESANGES

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