Dans une annonce parue dans la presse le 29 avril, Christol Georges Manon, le directeur général (DG) de la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), entreprise publique, pointe l’implication de l’administration dans l’occupation illégale de sa zone industrielle, située au sud de la capitale Yaoundé.

Le DG déclare à cet effet : « Les autorités administratives habilitées par la loi à libérer les terrains illégalement occupés n’ont pas toujours apporté à la Magzi le concours attendu. La superficie de la zone industrielle de Mvan a été irrégulièrement modifiée par le conservateur foncier, en violation des dispositions du décret d’expropriation. Comme vous le constatez, le problème est complexe en raison de l’étroite implication de l’administration dans la situation décriée. C’est pourquoi il nous a paru judicieux d’en saisir les autorités hiérarchiques en vue d’y trouver une solution ». À l’origine du problème, explique M. Manon, il a été incorporé dans le domaine privé de l’État, par décret n° 85/1714 en date du 9 décembre 1985, deux parcelles de terrains nécessaires aux travaux d’extension de la zone industrielle de Yaoundé-Sud, d’une superficie totale de 316 ha, dont 103 ha pour le secteur Nsam et 213 ha pour le secteur Mvan. Par décret n° 85/1791 du 27 décembre 1985, les personnes victimes de destruction de biens ou de perte de droit ont été indemnisées à hauteur de 1,45 milliard de FCFA. Par la suite, ces terrains mis à la disposition de la Magzi en vue de la réalisation des lotissements industriels ont été immatriculés, au nom de cet organisme, à travers l’établissement des titres fonciers n°28084 et 28085, en date du 28 janvier 2000. Mais, certains anciens propriétaires expropriés et indemnisés s’y sont maintenus ont procédé à la vente des terrains aux tiers, sur la base des titres fonciers conservés par-devers eux.010 « L’administration a établi au bénéfice de ces acquéreurs de nouveaux titres fonciers. Bien plus, de multiples rétrocessions ont été accordées à certaines familles expropriées de même que certaines collectivités territoriales décentralisées ont occupé de fait les terrains affectés à la Magzi », affirme le responsable. Il indique que le maintien à ce jour des intéressés dans cette zone industrielle ne saurait être considéré comme un signe de faiblesse de la part de la Magzi qui, à tout moment, peut mettre en œuvre non seulement les directives reçues du gouvernement, mais également les décisions obtenues des tribunaux ordonnant leur déguerpissement tant de corps que de biens de certains de ces occupants illégaux.

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