Entre 3 millions et 10 millions Fcfa représentant les dépenses effectuées pour doter une femme chez ses parents, nos filles seraient devenues des articles de commerce conséquences directes, plusieurs hommes préfèrent rester sans se marier.

Le mariage quoique l’on dise reste un plan établi par Dieu pour une parfaite relation entre un homme et une femme unis par les liens du mariage, la bible dit : « l’homme quittera sa famille et se rattachera à sa femme et les deux deviendront une même chair… » la version biblique en dit tout dans la mesure où les relations entre ces hommes et ces femmes ne sont faites que d’os et de chair. Dans nos cultures, traditions, us et coutumes, le mariage revêt un caractère social que personne ne peut en aucun cas se démarquer. Le paradoxe devient problématique et remet le débat à l’ordre du jour dans la mesure où ceux-là qui ne s’y intéressent pas ou qui ne s’accordent pas sont jetés en pâture au sein de la société. Cependant, force est de constater que les mariages sont devenus difficiles au Cameroun à cause des prix exorbitants exigés lors de la dote. Dans nos familles, nos entreprises, nos communautés, les jeunes gens célibataire pullulent et prennent de l’âge sans aucun projet de mariage. Les plus audacieux vivent en concubinage pendant des années et les enfants n’hésitent pas à pousser de terre comme des champignons sans une véritable couverture sociale. A la longue, les fiançailles perdurent, les années passent, la volonté et la paresse de doter la femme s’installent et on en arrive plus à ces objectifs. Dans cette balade au cœur de notre environnement, la dote devient chère et cela décourage les jeunes qui trouvent en cette façon que les belles familles veulent extorquer leur argent, d’autres estiment que la dote n’est pas une fin en soi, elle n’empêche aucune rupture entre les conjoints. Dans certaines traditions et cultures, le phénomène est reconnu excessif notamment chez les Eton, les Ewondo et les Ntoumou. Avec une somme d’un million de francs l’on ne pourra pas prétendre doter une femme quel qu’en soit son rang social ; les familles les plus tolérantes acceptent à partir de 2 millions et eu égard aux vicissitudes de la vie de la chèreté, les hommes sont obligés de se replier sur eux-mêmes tout en supportant les conditions de célibat. Pour pallier à cette situation sociale qui constitue un frein au développement des jeunes, l’Etat du Cameroun doit réguler le taux de la dote question d’arrêter la commercialisation des filles dans leurs familles. Plus loin, l’on se pose la question de savoir si après que les parents aient procédé à la vente de leurs filles ils pensent encore aller vers les beaux fils pour d’éventuelles sollicitations ou doléances. L’autre aspect de la dote commerciale chez les bétis et autres ethnies est le phénomène des listes. Cet épineux problèmes parait encore beaucoup plus révoltant, où on demande au prétendant de satisfaire aux besoins des principaux acteurs d’une famille à savoir : parents, oncles, tantes, sœurs, frères, belles sœurs et beaux-frères. Dans cette liste à caractère capitaliste on dirait le cahier de charge d’une entreprise qui vient exploiter les richesses naturelles d’une communauté. Cessons de commercialiser nos filles parce que les conséquences sont souvent néfastes.

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