493 fonctionnaires révoqués par le ministère en charge de la fonction publique et de la réforme administrative méditent leur sort dans l’espace. Résultat issu du comptage physique du personnel de l’Etat initié par le ministre Louis Paul MOTAZE. Entre temps, les informations puisées à bonne source évoquent un réseau de recrutement dans la fonction publique aux prix  de 500.000 Fcfa et 1 million par les proches du MINFOPRA. De qui se moque-t-on ?

Les bons points engrangés par le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative rassurent son séjour au gouvernement au cas où Paul Biya viendrait à nettoyer l’équipe mise en place en date du 04 janvier 2019. Entre performance gouvernementale, l’encrage dans les réseaux du palais de l’unité, son dynamisme et son bravoure d’avoir jeté à la vindicte populaire plus de 500 pères de famille ayant lourdement pillé le trésor public par des voies qu’eux même connaissent l’origine, le non du ressortissant de Bagofit dans le Haut Nyong est vanté dans les colonnes des journaux acquis à sa cause. Et pourtant le ministre en charge des finances Louis Paul MOTAZE a lancé il y a trois ans l’opération de comptage physique du personnel solde de l’Etat dans le but d’assainir et de légitimer la masse salariale au Cameroun. De l’opération antilope en passant par le SIGIPES et autres stratégies pour combattre les détournements des deniers publics au Cameroun, aucune réussite n’a jamais été effective en la matière. La gangrène des faux fonctionnaires a atteint des proportions inquiétantes et variées. Que ce soit en amont ou en aval, du haut vers le bas, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, on croit boucher un trou alors que tout à côté un autre s’ouvre et le phénomène poursuit son bonhomme de chemin. Dans les médias, on chante et on vante la victoire de 493 fonctionnaires fictifs révoqués en trompette et tambour battant, en son et couleurs alors que  les milliers de fonctionnaires continuent à percevoir indument les salaires de la fonction publique. Plus loin, les recrutements se font dans les quartiers avec la bénédiction des proches du MINFOPRA. A titre d’exemple, les informations puisées à bonne source parlent d’un réseau de recrutement au quartier Mvan où habite l’un des fils de Joseph LEE. Les opérations se passent par le soin de sa fiancée qui récupère les dossiers à gauche et à droite au prix de 500 000 ou 1 million Fcfa et quelques semaines après, les intéressés sont affectés dans les administrations diverses. Les témoignages fusent de toute part et le même scénario est tel que c’est l’Etat qui paie la lourde tribu de l’immoralité de ses fils. Les personnels fictifs bénéficiant des salaires du trésor public ressemblent à une hydre, un serpent de mer qu’on ne peut se vanter d’avoir tué alors qu’on l’a juste coupé au milieu, ce phénomène est difficilement à éradiquer si la volonté de nos dirigeant n’y est pas. Les efforts et les sacrifices déployés par le gouvernement pour barrer la voie à la spoliation des caisses publiques sont tels que les spécialistes en la matière changent juste les stratégies au même titre que le gouvernement lui-même. La situation est préoccupante au point où on ne doit pas se précipiter de chanter une victoire qu’on n’est pas sûr d’avoir engrangé. Quel mécanisme pour faire face au phénomène cité alors que la corruption gagne en propension

JOSEPH LE LE SOLIDAIRE DE LA REGION DE L’EST

Au moment où l’on parle, il se confirme dans les chaumières que les réseaux de recrutement à la fonction publique en faveur des ressortissant de l’Est en fait écho. Tout comme le sénateur Benjamin AMAMA ancien directeur général de l’Enam et ancien ministre de la fonction publique qui a rempli les enfants de l’Est au sein de notre administration ; son frère Joseph LEE lui a emboité le pas pour répondre solidairement aux cris des enfants de cette forêt équatoriale qui depuis la nuit des temps se sentaient marginaliser au sein du centre des décisions. Que dira-t-on aujourd’hui ? Les 493 fonctionnaires fictifs révoqués dernièrement ne sont que l’arbre qui cache la forêt, beaucoup reste à faire pour assainir le fichier solde de l’Etat. Dans les représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger, les faux fonctionnaires nouvellement affectés y sont. Que dire des 25.000 recrus de la fonction publique en 2011 et des milliers ayant déserté au profit d’autres secteur mais qui continuent à percevoir leurs salaires. Le ministre des Finances Louis Paul MOTAZE a certes procédé au nettoyage mais il n’en demeure pas moins que cette victoire reste une vue de l’esprit.

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