La ministre des postes et télécom entend contrôler la gestion de la directrice de l’entreprise parapublique.

Entre madame Libom Lilikeng ci-devant ministre des postes et télécom du Cameroun et madame Achidi de Camtel, on continue de se crêper les chignons. Nouvellement nommée à ce poste par le président de la république, la veuve de feu le PM a cru pouvoir mettre au diapason, l’entreprise des télécom de l’État, à travers une gestion propre aux entreprises privées. Au bout du projet, permettre à Camtel de se situer au premier plan de la concurrence étrangère. Mal lui en a pris par un rappel à l’ordre de madame la ministre et épouse de pasteur. Et comme à l’église coloniale, lorsque la brebis s’égare, il faut employer le fouet. Désormais, « un audit en vue de verifier la crédibilité et la solvabilité de Camtel ». En fait de l’audit, il n’est autre chose que de chercher où peuvent se trouver les erreurs de gestion de la machine à sous qu’est Camtel, et bloquer toutes initiatives qui pourraient échapper à l’implication et au contrôle de la tutelle. N’y a-t-il pas un conseil d’administration et une direction pour cela? Les francophones ont l’habitude du pouvoir de l’administration politique et les anglophones, un pragmatisme dans les affaires. Une lecture de cette lutte entre les deux parties permet d’arriver à une telle conclusion. Entre temps, des techniciens de haut niveau ont été mis de côté pour une domination d’indigènes recrutés à la pelle. Ce qui encourage les bailleurs de fonds à récupérer la machine à sous via la privatisation. Alors, bienvenue, la cession d’une partie du territoire camerounais à des étrangers. Ceux des camerounais qui comptent tirer profit de cette situation ne semblent pas voir les choses comme il faut. On ose imaginer que madame la ministre a encore la lucidité nécessaire pour aider Camtel à prendre son envol et aider à multiplier les emplois dormants.

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