Les travailleurs domestiques (cuisiniers, jardiniers, gardien, dame de compagnie, etc.), réunis sous la bannière de l’Association pour le développement des assistantes de maison (Asdam), ont organisé une journée d’échanges le 19 juin 2021 à Yaoundé.

Au cours de cette rencontre organisée dans le sillage de la Journée internationale du travailleur domestique placée sur le thème « Travail décent, vie décente pour les travailleurs et travailleuses domestiques au Cameroun », l’Asdam a présenté les doléances de cette catégorie professionnelle. « Les travailleurs domestiques exercent dans des conditions très précaires. Ce travail est sous-évalué, sous-payé, invisible, n’est pas reconnu ni respecté. Ils sont exposés à la discrimination liée aux conditions d’emploi et de travail », s’offusque Claudine Mboudou, présidente de l’Asdam. Elle se convainc que l’inversion de cette tendance passe par une revalorisation des salaires des travailleurs domestiques qui oscillent généralement entre 25 000 et 150 000 FCFA pour les privilégiés, leur affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et le respect des droits fondamentaux des travailleurs par les employeurs à l’instar des congés de maternité.  Les travailleurs domestiques proposent aussi l’institutionnalisation de la célébration de cette journée le 16 juin de chaque année, la révision du décret datant de 1968 fixant les conditions générales d’emploi des domestiques et employés de maison ou la construction des centres dédiés à la formation aux métiers domestiques. Nina Netzer, représentante-résidente de la fondation allemande Friedrich Ebert Stiftung, qui appuie cette initiative, révèle qu’un guide de formation à la promotion et à la protection des travailleurs domestiques est en cours d’élaboration.

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