Eneo, le concessionnaire de la distribution de l’électricité au Cameroun, évalue la dette globale de l’État à 163,078 milliards de FCFA au 31 mai 2021. Ce qui fait de l’État le plus gros débiteur de cette entreprise dans laquelle il détient 44 % des actions.

À la même date, des entreprises et établissements publics ou à capitaux publics sont redevables de 44,524 milliards de FCFA au distributeur de l’énergie électrique. Camwater arrive en seconde position avec 19,713 milliards de FCFA. L’entreprise publique en charge de la fourniture d’eau potable est suivie par le producteur d’aluminium Alucam avec 17,315 milliards. La CRTV, la télévision publique, détient 1,4 milliard dans ce tableau complété par Camtel, l’opérateur historique des télécommunications, avec plus d’un milliard. Avec plus de 4 milliards, les universités d’État et autres hôpitaux publics détiennent une bonne part de la dette globale due à Eneo, qui s’élève à plus de 207 milliards de FCFA. Mais l’opérateur doit plus de 60 milliards de FCFA à ses fournisseurs publics, soit 49,696 milliards au pétrolier Tradex et plus de 11 milliards à la raffinerie de pétrole Sonara. Sans compter son ardoise vis-à-vis de Sonatrel ou EDC, dont le montant sera évalué en fonction des redevances à verser à ces deux entreprises publiques du secteur de l’électricité. Si « Eneo salue les efforts de l’État du Cameroun, qui depuis l’année dernière a compris l’urgence d’apurer progressivement les arriérés du secteur », l’entreprise note néanmoins que la situation de sa dette s’est dégradée à cause de l’accumulation des créances d’Alucam et de Camwater. Pour la seule année 2020, cette dette s’est alourdie de 40 milliards, en raison notamment du ralentissement des paiements réguliers de l’État à partir du second semestre. Eneo souhaite trouver, de concert avec l’État et les entreprises concernées, des solutions pérennes susceptibles de garantir l’équilibre financier du secteur de l’électricité. Dans ce sens, une source interne annonce la signature incessamment d’une convention de dette au terme des travaux conduits sous l’égide de la Commission technique de réhabilitation (CTR).

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