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La presse est mise à contribution pour démolir, histoire de réorienter les préférences du Chef de l’État camerounais Paul Biya.

Depuis quelques jours,  » l’interdiction de sortie du Cameroun, servie par le délégué général à la sûreté nationale à Jean Pierre Amougou Belinga », ci-devant PDG du groupe l’Anecdote et surtout propriétaire de plusieurs chaînes de télévision au Cameroun et à l’étranger, fait le buzz sur la toile. Ce qui apparaît plus dans cette espèce d’analyses groupées, c’est que l’on voit trois ministres ciblés : Laurent Esso le Minetat et Ministre de la justice garde des sceaux ; Louis Paul Motaze des Finances, Jacques Fame Ndongo Minetat et Ministre de l’enseignement supérieur, Chancelier des ordres académiques et avec une certaine réserve, le Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République Samuel Mvondo Ayolo. Le chef d’orchestre de cette affaire selon certaines sources du sérail est tout désigné : le Secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh que soutiendrait la Première dame.  A l’origine,  » la publication imminente d’un nouveau gouvernement qui sera suivi de la mise en marche d’une nouvelle phase de l’opération Épervier ». Contrairement donc à ce qui est dit sur  » l’ordre donné par Paul Biya en personne de procéder à l’interdiction de sortie du tonitruant Amougou Belinga », c’est plutôt  » une interdiction émanant du Sgpr sur Très Hautes instructions du Président de la République Paul Biya », confie une source proche du dossier. Selon la même source,  » l’actuel Vice-dieu tente par tous les moyens d’éviter que le Président camerounais ne choisisse pendant le remaniement ministériel, l’un des hommes du groupe qui supportent le PDG de Vision4 et surtout du Ministre de la justice Laurent Esso à qui l’on prêterait des ambitions présidentielles ». Il est évident que l’on peut se tromper mais, deux styles opposent deux ténors du sérail : la froideur magistrale de l’hydre de Esso et, les multiples signaux diplomatiques et économiques du ministre Ngoh Ngoh. La presse qui en fait le relais montre bien que Amougou Belinga n’est que le prétexte à un règlement d’affaires d’État.

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