jean_Claude_Atanga_Bikoe_670

Interpellé le 25 décembre alors qu’il s’apprêtait à quitter le Cameroun puis incarcéré à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, l’ex-administrateur Jean-Claude Atangana Bikoe, qui est sous le coup d’une plainte du ministre des Travaux publics pour un détournement présumé de près d’un milliard Fcfa, appelé à s’expliquer sur l’utilisation d’un montant de 29 milliards Fcfa viré dans le compte du Fonds par le Trésor public.

Avant de quitter définitivement le Fonds routier le 30 septembre 2021 sous la pression du ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi qui a fait valoir comme argument pour le débarquer la fin de son mandat après 9 ans d’exercice (il avait été nommé le 30 septembre 2012), l’ex-administrateur de cet établissement public administratif, Jean-Claude Atangana Bikoe, aurait fait payer jusqu’à 29 milliards Fcfa à des prestataires de services par des voies éminemment douteuses. L’argent qui provenait du Trésor public aurait été viré en deux tranches de 10 milliards Fcfa et 19 milliards Fcfa respectivement dans le compte du Fonds routier sur instruction du président de la République qui aurait privilégié ce guichet, mais seul le premier virement de 10 milliards Fcfa apparaît dans les livres de la structure. En matière de comptabilité publique, il s’agit là d’un scénario improbable tant que des complicités ne sont pas établies sur toute la chaîne de paiement, depuis la direction du Trésor. En attendant que le nœud de cette affaire à tiroirs soit démêlé, Jean-Claude Atangana Bikoe fait des va-et-vient entre la prison centrale de Yaoundé-Kondengui où il est écroué depuis le 05 janvier dernier et le Tribunal criminel spécial (Tcs) qui enquête sur un marché de près d’un milliard Fcfa attribué par le Mintp à un certain Zogo Abena. L’intéressé n’a jamais réalisé la prestation, mais a réussi à se faire payer des décomptes par étapes via le guichet du Fonds routier. Jean-Claude Atangana Bikoe avait été arrêté le 25 décembre 2021 à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen par la police des frontière et immédiatement mis en garde-à-vue, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays. Il faisait l’objet d’une plainte du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, relative au marché sus-évoqué, mais ignorait manifestement l’existence en son encontre d’une mesure d’interdiction de sortir du territoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.