Volodymyr-Zelensky-et-Vladimir-Poutine-guerre-Russie-Ukraine

Le 25 décembre 1991 était apparu aux yeux de beaucoup, et aux yeux des occidentaux, comme celle de la nouvelle stabilité des relations internationales et consacrait la victoire de l’occident ( camp capitaliste)sur le bloc communiste avec la dissolution de l’URSS

Sauf qu’en Russie cet éclatement est qualifié par Vladimir Poutine élu en l’an 2000 comme un << échec>>. Son action politique rendra possible le rêve d’une reconquête et d’une position pour la Russie pour la défense de l’héritage de l’ex URSS en disant au camp occidental de ne plus toucher à l’Empire ou plutôt à ce qu’il en reste. Tout ceci aboutit à l’enjeu de l’Ukraine.
⚫ Hors de l’Afrique : le 24 février 2022 est entré dans les annales comme le jour où le monde a connu un basculement car il est sorti de l’ordre préétabli par le bloc occidental depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. En effet, le conflit fratricide qui oppose les Ukrainiens aux Russes nous démontre que l’homme fort du Kremlin a un désir de revanche sur l’histoire lorsqu’il considère l’Ukraine comme << berceau de la civilisation Russe>>,en niant l’existence même de la nation Ukrainienne, en empêchant à l’Ukraine de devenir à terme une vraie démocratie et depuis et depuis les années, il s’applique à saper les États qui ont fait des valeurs démocratiques leur raison d’être. À titre illustratif son revers de la main adressé aux occidentaux portant désireux d’une solution diplomatique à la crise révèle plus de l’habileté mais de l’irresponsabilité.
Pour justifier son invasion en Ukraine, le président Poutine prend pour alibi une soit disant Opération de maintien de la paix visant à protéger les Ukrainiens russophones d’un génocide. Et pour l’Europe démocratique c’est un affrontement idéologique face à un pouvoir autoritaire qui au regard de ses projections risque de faire basculer tout le continent européen dans le conflit. Il va de soit que l’Ukraine est victime de deux blocs qui s’entrechoquent avec d’une part les occidentaux qui qui souhaitent inclure le pays dans leur sphère et d’autre part de  » L’Ours » Russe qui pour conserver son joyau considéré comme le berceau de la « civilisation Russe » n’a pas hésité à réagir en instaurant un rapport purement militaire coupant toute possibilité de négociation avec les occidentaux. Cet avantage tactique, militaire,et stratégique acquis et avec la Chine qui de plus observatrice ne condamnera pas les actions Russes. Le bloc occidental pour s’en sortir à notre avis serait de sécuriser l’Est de l’Europe au maximum car la Moldavie moribonde pourrait être victime de l’effet Domino.
Avec ses problèmes d’ordres interne ( problèmes raciaux) les USA de Biden se sont recroquevillés sur eux-mêmes, l’Allemagne avec l’arrivée d’un nouveau chancelier qui n’a pas encore pris la température et se cherche des repères nouveaux, la France elle est concentrée sur la prochaine élection présidentielle qui aura lieu dans quelques semaines, etc… Nous pouvons donc dire que le choix pour Poutine de lancer les hostilités à ce moment et en plein hiver n’est pas innocent. D’autant plus que les bloc occidental mené par les USA présente des signes d’essoufflement, il va de soi que le bouleversement de l’ordre mondial préétabli depuis la fin de la deuxième guerre mondiale est perceptible et laisse entrevoir la formation d’une nouvelle alliance formée par l’essentiel de la Russie, la Chine, la Corée… Avec la Russie en tête qui chercherait à faire  » chuter » l’ancienne alliance menée par les USA et l’OTAN qui d’ailleurs n’est pas prête à accepter l’Ukraine en son sein de peur d’avoir un affrontement avec la Russie. l’Ukraine malgré ses appels à l’aide voit finalement l’OTAN hésiter.
⚫ En Afrique, une importante majorité de pays a adopté une résolution qui  » exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force en Ukraine »lors d’un vote de l’assemblée générale de l’ONU le 2 mars 2022. Le continent a du mal a se positionner puisque :
-21 pays n’ont pas exprimé d’opinion lors de l’assemblée générale visant à condamner l’action Russe,
-16 pays se sont abstenus,

  • et les autres étaient absents.
    Ce vote révèle un malaise et la division d’une Afrique qui ne sait pas s’il est préférable de suivre le pays référence ou prudemment s’abstenir tant qu’il n’y a pas encore le dernier mot sur le conflit.
    Avec l’influence grandissante de la Russie sur le continent notamment avec l’implantation de bases militaires, vente d’armes, présence des mercenaires… Depuis des années déjà on se rend compte que la Russie s’applique à étendre sa présence en Afrique. Le groupe Wagner à titre illustratif se présente comme un moyen pour les russes de passer par les mailles du filet des règles de la guerre et la convention de Genève car ce groupe proche du Kremlin mène en Afrique une guerre non pas contre un ennemi, mais pour s’implanter dans les pays où la Russie n’a pas la possibilité de déployer ses réseaux commerciaux (Mali, RCA, Afrique du Sud, Algérie, Soudan…) Mais surtout en RCA du fait de sa position stratégique qui la situe au cœur de l’Afrique qui pourrait être une sorte une porte d’ouverture facile pour les 4 points cardinaux du continent.
    L’influence Russe s’est également construite sous plusieurs approches au regard de la compétition des grandes puissances pour avoir accès aux ressources en Afrique. Pays dirigé par des oligarques qui cherchent à accéder à des matières premières ( or, diamant,etc…). Tous ce dispositif, cette présence militaire, et stratégique avec les pays africains laissent penser à une campagne de séduction visant à détourner ceux-ci de leurs puissances colonisatrices.
    Au regard de ces mécanismes mis en place par le réveil du bloc communiste amené par la Russie pour  » renverser » le bloc occidental. On est en droit de se demander si le bloc capitaliste amené par les USA a définitivement baissé les bras ? Just wait and see.

Enyegue Édouard Brice Trésor.
Chercheur en sciences politiques et en études politiques et stratégiques. U.Y.2

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