60% des poteaux en bois sont défectueux

L’information est du ministre de l’Eau et de l’Energie annonce par ailleurs que le gouvernement a déjà remplacé 31 000 sur les 780 000 identifiés sur l’étendue du territoire national.

Selon le Minee, 60% sur un parc de 1 300 000 poteaux sont à remplacer sur l’ensemble du territoire national. Gaston Eloundou Essomba fait cette révélation au cours du point de presse qu’il a organisé le jeudi 31 mars 2022 à Yaoundé. Pour le membre du gouvernement camerounais, « la chute des poteaux bois utilisés par le concessionnaire Eneo est l’une des causes des délestages sur l’ensemble du territoire national ». M. Eloundou  Essomba indique alors que, pour permettre une meilleure distribution de l’énergie électrique dans les principales villes du Cameroun, le gouvernement a entrepris de remplacer systématiquement ces supports en poteaux bois des lignes moyenne tension par des d’autres en béton. « C’est ainsi qu’environ 31 000 poteaux béton ont été installés entre 2019 et février 2022 », rassure le Minee.

Au cours de son adresse à la presse le 31 mars 2022, Gaston Eloundou Essomba est revenu sur l’origine des difficultés de distribution de l’énergie électrique dans chacun des trois réseaux interconnectés (Sud (RIS), Nord (RIN) et Est (RIE)) du Cameroun. Ainsi, pour ce qui est du RIS, constitué de six régions méridionales (Centre, Littoral, Ouest, Nord-Ouest, Sud-ouest et Sud), son énorme potentiel hydroélectrique, source de production d’électricité au Cameroun, se trouve pour l’essentiel dans le bassin versant de la Sanaga où de grands projets hydroélectriques ont été réalisés ou sont en cours de réalisation. Les délestages ici sont plus le fait de la surcharge des équipements de transport et de distribution. « Notamment les transformateurs qui sont sollicités au-delà de leur capacité », précise le Minee. L’absence d’un barrage réservoir à Memve’ele est également évoquée par Gaston Eloundou Essomba. On se souvient qu’à ce propos, le 25 mars 2022, il avait révélé aux députés que le chef de l’Etat avait prescrit l’accélération des études techniques en vue de la construction urgente d’un tel ouvrage sur le fleuve Ntem. C’est que le très faible débit de ce fleuve ne peut permettre l’approvisionnement optimal de Yaoundé en période d’étiage comme le barrage de Memve’ele était prévu de le faire. La souvenir de l’après-CAN où l’on est passé de 90 MW disponible 24h/24 pendant la compétition à une puissance de 30 MW seulement en soirée entre 18h et 22h est encore dans les esprits des populations de Yaoundé. Pour ce qui est du RIN, (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord), depuis 2022, le barrage hydroélectrique de Lagdo, principal ouvrage de production de l’énergie électrique, ne produit à peine que 9 MW sur les 72 MW de capacité de production. La faute à « une baisse drastique de l’hydrologie dans le bassin de la Bénoué ». L’on retient alors que « le déficit de production du barrage de Lagdo n’est lié ni à un problème d’ensablement, ni à un dysfonctionnement des turbines ».Le RIE ne couvre que la région de l’Est. Le Minee reconnaît que « ce réseau ne dispose pas encore d’ouvrage hydroélectrique et est confronté à un problème de sous capacité de la centrale thermique de Bertoua qui alimente principalement la région ».

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