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C’est une affaire qui va ébranler la république et digne d’une mafia sicilienne. Mais à bien y regarder, c’est le prolongement de la chasse à l’homme lancée par Ferdinand Ngoh Ngoh, l’homme à la punk secrétaire général de la présidence de la République, contre l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Belinga. Après avoir tenté en vain à deux reprises d’empêcher le président du groupe Vision 4 d’effectuer ses voyages d’affaires à l’étranger, l’homme à la punk active un nouveau levier qu’il a sur la main : la direction générale des impôts. Modeste Mopa, le DGI c’est « son homme ». C’est un secret de polichinelle dans les salons feutrés de Yaoundé, Ferdinand Ngoh Ngoh considère Mopa comme « son ministre des Finances ».

C’est donc les agents de Modeste Mopa qui semblent être entrés en scène dans cette bataille au cœur de la République. En effet, il y a quelques semaines, un redressement fiscal de 18 Milliards Fcfa sur un mois est dans un premier temps signifié à Jean Pierre AMOUGOU Belinga. Quelques jours après, un autre redressement fiscal de 12 milliards Fcfa lui ai à nouveau notifié. Ce qui porte en moins d’un mois à 30 milliards Fcfa la somme que le groupe l’Anecdote doit au FISC. Jean Pierre AMOUGOU Belinga est stupéfait, mais y voit la main de ses adversaires.

500 MILLIONS FCFA POUR MODESTE MOPA

 L’affaire prend une autre tournure lorsque quelques jours après les notifications des redressements fiscaux, une Dame se présente au cabinet du « Zomloa des Zomloa » comme l’envoyée du DG des impôts, Modeste Mopa pour le suivi du dossier. La Femme en question, madame Mvogo, puisqu’il s’agit d’elle, est l’épouse d’un journaliste de la CRTV et par ailleurs chef de centre des Impôts. Elle est accompagnée pour la circonstance de 04 autres personnes.

 Au cours de l’entretien, dame Mvogo signifie au PDG du groupe l’ANECDOTE que pour arrêter l’affaire, le Dg des Impôts, Modeste a exigé 500 millions de Fcfa. Selon nos sources, Amougou Belinga émet des réserves sur la véracité de cette information, mais engage tout de même des pourparlers. C’est dans cette mouvance que madame Mvogo et son équipe vont décharger une somme de 50 Millions de Fcfa pour le premier versement de « l’arrangement ». Ce qu’ils ne se doutent pas à cet instant c’est qu’ils sont tombés dans un traquenard.

 Le pot aux roses est découvert. Les langues se délient à la direction générale des impôts. Ces derniers affirment avoir été mis sur la piste par Hubert Nde Sambone, le directeur général de l’Agence Nationale d’Investigations Financières (ANIF), lui-même l’un des hommes de main de l’homme à la punk. Il est d’ailleurs pressenti ces derniers temps pour remplacer maxime Eko Eko à la DGRE sur proposition de Ferdinand Ngoh Ngoh.

ESCROQUERIE EN BANDE ORGANISEE

 C’est dans ce contexte que Jean Pierre Amougou Belinga qui semble avoir flairé l’acharnement et l’arnaque décide de porter plainte. Sont à cet effet convoqué devant le juge d’instruction du tribunal de première instance de Yaoundé – Centre administratif le 19 avril 2022 : Odi Joseph, chef de division des enquêtes et du contrôle fiscal à la direction générale des impôts ; Mvogo Emeline, chef du centre régional des impôts du Centre ; Mohamdou Tidiani, inspecteur vérificateur au centre spécialisé des impôts des professions libérales et de l’immobilier à Yaoundé ; Dai-Awe Pauline epse Tabouli, chef du centre spécialisé des impôts des professions libérales et de l’immobilier à Yaoundé ; Languel devert, inspecteur vérificateur au centre spécialisé des impôts des professions libérales et de l’immobilier à Yaoundé ; Amadou, chef de la division du contentieux à la direction générale des impôts ; Amia Mounamba Gérard, chef de cellule du contentieux au centre régional des impôts du Centre. Ngono Marguerite Edwige epse Ngwem II, chef de la brigade de contrôle et de vérification du centre spécialisé des impôts des professions libérales et de l’immobilier à Yaoundé.

 Selon le procureur de la République, ils sont poursuivis pour des faits de corruption, concussion et escroquerie en bande organisée.

 Mais une question mérite qu’on s’y intéresse : Comme un groupe de presse peut-il devoir 30 milliards Fcfa aux impôts ? C’est-à-dire presqu’autant que les Brasseries du Cameroun lors de leur contentieux avec Modeste Mopa.La justice apportera certainement les premiers éléments de réponses.

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