Alors qu’on parle d’un éventuel remaniement ministériel au lendemain du CHAN, il importe au chef de l’Etat de revisiter les secteurs de l’énergie, de l’eau, l’éducation, la santé, les routes, clé de voûte de notre émergence à l’horizon 2035.

La vision économique de l’homme du renouveau préoccupée par le souci de développement du Cameroun repose sur quelques principes liés au bien-être des populations. La paix sans la paix, j’entends la paix des esprits, la paix des cœurs, il n’y a pas de véritable développement. Cette propension de Paul BIYA à l’amour de son peuple en dit long sur ses travaux d’hercule qu’il a engagés depuis 2004 pour remettre le Cameroun sur les rails. Pour tout dire, quelle que soit la volonté, le courage et le génie qui puissent incarner le président de la République, un paradoxe idéologique de certains de ses collaborateurs mettrait de l’acide dans le moteur de la gouvernance. C’est ainsi que depuis bon nombre de mois au Cameroun, la société pleure vainement l’éducation de nos enfants, le peuple baigne dans le noir ceci malgré les prouesses de la CAMWATER pour garantir la distribution de l’eau dans nos villes les routes dans certains coins du pays renvoient notre existence il y a 50 ans. Même dans le Dja et Lobo départementaux natal du premier camerounais, les populations croupissent dans la misère alarmante et sont confisqués dans l’indigénat faute de routes. Tout nous est difficile, nous craignons que tout nous soit dans l’abandon clame une élite de la localité de Oveng ville frontalière au Gabon voisin. Bref les secteurs de l’énergie de l’éducation des routes plombent les camerounais dans le désespoir et le Chef de l’Etat regorge d’énorme possibilités pour remettre lesdits secteurs d’activité sur les rails. Et ceci passe par le choix des nouveaux dirigeants, les nouvelles prescriptions. L’utilisation du bâton de commandement question d’inquiéter les acteurs de l’impunité continuelle. Au demeurant, sommes tous unanimes qu’en cas de redressements positifs de ces secteurs, le camerounais se sentira fier d’appartenir à son pays, le développement vers l’émergence 2035 ne sera pas une vue de l’esprit mais une réalité salvatrice ce qui nous ouvrira à coup sûr les portes des cieux. Depuis les années 2004-2011-2018 marquées par les 3 derniers politiques de Paul Biya à la tête du Cameroun ; nous sommes passées de la politique des grandes ambitions, celle des grandes réalisations et les grandes opportunités récemment congratulées le 06 novembre 2018.

AUTOCRITIQUE AU SEIN DE CES MINISTERES

L’extrême longévité d’un ministre ne garantit pas toujours des résultats fortement attendus. Entre orgueil personnel, assurances politiques, l’appartenance aux réseaux et lobbies bien implantés au cœur de la République, tout se passe comme si certains membres du gouvernement n’avaient plus les cœurs à l’ouvrage mais restent aux affaires par rapport à leurs positions bien placées vis-à-vis du prince.

MINISTRERE DES ENSEIGNEMENTS SUPERIEUR (MINESUP)

Ce secteur clé de l’éducation au Cameroun à sa tête le professeur Jacques Fames NDONGO qui a déjà mis plus de 15 ans à la tête de ce ministère. Mais allez savoir les incognitos qui ont droit de cité de ce côté. Entre recrutement des enseignants dans nos universités d’Etat, le paiement des primes de recherches, la certification des diplômes, les bourses, sans compter le fameux partage des 50.000 ordinateurs du Chef de l’Etat. La cacophonie dans la gestion de nos universités et grandes écoles et l’accès aux grades sont de nature à s’interroger sur les raisons qui poussent Paul Biya à Maintenir aussi longtemps Jacques Fames NDONGO dans ce ministère. Que de casseroles d’angoisses laissées par le blanc de Nkolandom et patron politique incontesté dans la région du Sud.

MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES

Département ministériel né de l’éclatement en 2004 du grand ministère de l’éducation nationale en deux ministères. Cependant, depuis l’arrivée en 2018 de NALOVA LYONGA EGBE Pauline à la tête de cette boite, tout tourne à la catastrophe, au scandale, à la violence. Les enseignants ne sont plus en sécurité de même que les élèves sans une véritable prise de mesures du Ministre ; les nominations ainsi que les affectations sont une grosse affaire de sous. L’échec aux examens officiels est perceptible, la drogue et la consommation des produits psychotropes en milieu scolaire reste un nom évènement.

MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU

Bras séculier du bien-être des populations et clé de voûte de l’émergence du Cameroun, il faut contrairement reconnaitre que ce ministère bat de l’aile et ternit l’image du Cameroun à cause du secteur de l’électricité devenu le pire cauchemar des ménages, des industries et des entreprises de productions. Alors que ce pays est depuis 2012 le théâtre de grands chantiers de construction des barrages hydroélectriques de part et d’autre, nous  nous rendons compte qu’au lieu que le déficit énergétique soit résolu, c’est plutôt une descente aux enfers, pendant que les populations crient au désespoir. Que peut-on faire pour aider le Cameroun dans ce désastre ?

LE MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES

Ce département ministériel longtemps dirigé par les femmes semble ne plus avoir son importance au sein de la société camerounaise. La politique d’encadrement des couches vulnérables et les défavorisées n’existe pas sur le terrain. Les enfants de la rue sollicités par les bandes armées règlent leurs comptes au régime en place. Où sont passés les centres de réhabilitation et d’accueil des enfants en détresse ? Les jeunes débrouillards des grandes villes sont pourchassés à longueur de journées par les éléments de la police municipale. A Yaoundé et douala principales villes du Cameroun, les coins isolés et les broussailles sont le siège de ces petits malfrats qui agressent et dépouillent les passants. La ministre Pauline Irène NGUENE n’existe pas, elle est très peu connue du grand public parce que absente dans l’action gouvernementale.

LE MINISTERE DES TRANSPORTS

Frais et moulu de la haute administration, méthodique et dynamique, le ministre des Transports Jean Ernest NGALLE BIBEHE MESSENA a hérité d’un secteur à problème dont le principal reste les accidents mortels sur les routes. Que faire devant cette calamité qui persévère et qui fait des milliers de morts par an ? Le syndicat des transporteurs aussi sans compter les grèves qui s’y amoncellent chaque jour.

MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE L’EDUCATION CIVIQUE

Ce département ministériel dirigé par MOUNOUNA FOUTSOU supervise le plan triennal jeune lancé par le chef de l’Eta depuis 2015. Mais au bout du compte, ce projet bat de l’aile, suscite tant d’interrogations sur la véracité et la réalité de ce vœu cher au chef de l’Etat. Plus de 05 ans, rien n’a démarré, 100  milliards sont devenus une vue de l’esprit au profit des poches des particuliers des journaux évoquent d’ailleurs un détournement de 10 milliards de cet argent pendant que nos jeune désespérés s’engagent fatalement au service des groupes armés, l’entreprenariat jeune se vit à travers les médias alors que sur le terrain, c’est le chômage et la galère totale. Que se passe-t-il avec ces différents acteurs de cette chaine tropique dont la réalisation propulsera la jeunesse camerounaise au firmament du développement et de l’émergence à l’horizon 2035. Le 17 février 2008 jusqu’au 17 février 2021, cela fait exactement 13 ans que les apprentis sorciers ont monté la jeunesse contre Paul BIYA à travers les émeutes de la faim. C’est grâce à la finesse politique et la magnanimité du chef de l’Etat que ce projet odieux a fini dans le ridicule exposant certains caciques du régime.

By power

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