Plusieurs enquêtes dont certaines en cours, font de l’ancien Préfet de la Mefou, le plus grand détourneur de derniers publics.

Personne n’en croit ses yeux lorsqu’on compte le nombre de comptes bancaires et le volume du parc automobile de l’ancien Mindef Edgard Mebe Ngoh.
Vingt-quatre comptes bancaires au Cameroun, presque autant à l’étranger, plus d’une trentaine de véhicules de marque, de nombreux titres fonciers… D’aucuns se demandent pourquoi en faire ? S’il reste évident que l’inculpé bénéfice encore de la présomption d’innocence, il y a lieu aussi de croire au regard des richesses supposées, à la présomption de culpabilité de ce ministre de Paul Biya. Comment en est-on arrivé là ? Selon nos sources,  » l’appétit d’Edgar serait né dès son passage à la dgsn où pour faire au mieux son job, les liquidités lui étaient tellement disponibles. De là au Mindef où certains chefs militaires n’étaient pas habitués, on croyait qu’il était devenu malade : escorte et gyrophares, gardes rapprochées et autour de son domicile et son quartier Odza à Yaoundé, affichages concurrentiels de photos aux côtés de celles du chefs de l’État et chef des armées, les bulletins de renseignements sont vite parvenus au président de la République Paul Biya. De nombreux marchés dont ceux du ministère même de la défense sur l’achat des armements et le chantier annuel de la tribune présidentielle au boulevard du 20 mai, sont la descente en enfer du « dauphin du président Paul Biya ». Aujourd’hui, après plusieurs mois de détention préventive en raison de la multiplicité des chefs d’accusation, la messe semble de plus en plus dite pour ce serviteur du prince. On parle comme chez Ondo Ndong, de réclusion à perpétuité ou tout au moins, d’une cinquantaine d’années de réclusion. Certains pensionnaires de la centrale de Kondengui auraient négocié pour lui la vie, d’autres comme le mariologue aujourd’hui décédé, auraient aussi intercédé en sa faveur pour qu’il comprenne qu’avec Paul Biya « l’entrée au gouvernement camerounais constitue l’ouverture de la porte pour Kondengui. Et si Mebe l’a compris au départ, il aurait raison de ne pas s’en plaindre surtout s’il a réussi à amasser cette fortune qu’on lui colle à la peau. Vingt ans, trente, cinquante ou à vie ? Les jours qui commencent nous en diront plus.

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